Louise Fliedel a obtenu ce jeudi 10 juin le 2e prix du jury en finale nationale du concours Ma thèse en 180 secondes. Doctorante à Université Paris Cité, elle a épaté le jury avec sa présentation drôle et brillante.
Les lauréats de l’édition 2021. De gauche à droite : Paul Dequidt (Université Confédérale Léonard de Vinci), Louise Fliedel (Université Paris Cité), Peter Stephen Assaghle (Université Aix-Marseille). Crédit photo : © MT180 CPU-CNRS – David Pell.
Sur plus de 600 doctorantes et doctorants inscrits à MT180 en 2021, ils n’étaient plus que 16 en lice ce jeudi 10 juin en finale nationale du concours. Comme le veut le règlement, chacun avait trois minutes chrono pour exposer son sujet de recherche de la façon la plus simple et la plus claire possible, avec l’appui d’une seule diapositive. Le jury composé de journalistes et vulgarisateurs scientifiques, de chercheurs et d’anciens lauréats du concours, a récompensé Louise Fliedel qui s’est vue remettre le 2e prix des mains d’Antoine Petit, président-directeur général du CNRS, et de Manuel Tunon de Lara, président de la CPU.
Nous félicitons également les deux autres lauréats de cette finale de haute volée. Peter Stephen Assaghle de l’Université d’Aix-Marseille a obtenu le 3e prix du jury pour sa thèse sur la « Vulnérabilité des femmes et violences dans la région des Grands Lacs africains : cas des femmes du Grand Kivu », et Paul Dequidt de l’Université Confédérale Léonard de Vinci a obtenu le 1er prix du jury et le prix des internautes pour sa thèse « Analyse de données RMN multimodales par intelligence artificielle pour la discrimination binaire du grade du gliome ». Il aura l’honneur de représenter la France lors de la finale internationale en septembre.
Au lendemain de la finale, nous avons posé quelques questions à Louise dont la thèse porte sur la « Conception et caractérisation de nanovecteurs et évaluation de leur interaction avec la barrière placentaire », réalisée au sein de l’Unité de technologies chimiques et biologiques pour la santé (Université Paris Cité/CNRS/Inserm).
Louise comment te sens-tu après l’obtention du 2e prix du jury ?
Louise Fliedel : Je suis sur un nuage, je ne réalise pas trop encore. Je suis reboostée pour la fin de mon doctorat et contente que mon sujet ait convaincu le jury. Je suis particulièrement touchée parce que c’est une cause qui est très importante pour ma directrice de thèse, qui a initié ce projet et je suis fière d’avoir porté ce sujet jusqu’ici.
Comment as-tu fait pour gérer le stress qui devait forcément être présent ?
LF : D’un côté pratique j’ai fait une session de méditation pendant quelques minutes avec une appli, une heure avant le passage. La préparation a été la clé je pense. Avec l’équipe MT180 du regroupement ASPC et d’Université Paris Cité, on a retravaillé mon texte et la mise en scène jusqu’à ce que j’obtienne quelque chose dont j’étais vraiment fière. J’étais sereine car je me suis détachée de la pression de la compétition. Pour moi le but n’était pas la victoire, mais de pouvoir transmettre mon message comme je le souhaitais. Après le trac était quand même bien présent au moment de monter sur scène !
Que retiens-tu de cette expérience qui a commencé il y a près de 6 mois ?
LF : C’était une expérience incroyable et je ne pensais pas que cela puisse m’apporter autant. J’ai énormément appris et je sais que je me suis améliorée sur la prise de parole en public, ce qui est primordial en recherche aujourd’hui selon moi. Et je me souviendrai toujours de l’entraide et de la bienveillance qui a régné tout au long de cette journée de finale. On a passé une journée incroyable et je suis vraiment reconnaissante d’avoir croisé le chemin de tous ces jeunes chercheurs passionnés. La recherche c’est ça au final, le partage, l’échange, faire passer son message au plus grand nombre.
Quelle est la suite de ta recherche et de tes projets en général ?
LF : Pour le moment je poursuis ma recherche jusqu’en juin 2022 au sein de mon laboratoire. Par la suite j’aimerais m’orienter soit dans l’enseignement, en tant qu’enseignant-chercheur à l’université, soit dans la communication scientifique et plus particulièrement sur la sensibilisation du grand public aux problèmes de santé qui touchent les femmes enceintes. C’est assez spécifique mais j’espère que mon passage sur MT180 m’ouvrira des portes, car je suis convaincue qu’il y a encore beaucoup de chose à entreprendre dans ce domaine.
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